TVA auto-entrepreneur : comment savoir si tu dois la facturer (et quoi faire si tu dépasses)
TVA auto-entrepreneur : comment savoir si tu dois la facturer (et quoi faire si tu dépasses) Temps de lecture : 4 min Instagram Linkedin Tu as un doute qui revient à chaque facture : est-ce que tu dois ajouter de la TVA, ou pas ? Tu as entendu parler d’une réforme à 25 000 € qui t’a fait monter la tension d’un cran, tu n’es plus très sûre des seuils, et au fond tu redoutes surtout de découvrir un jour que tu aurais dû la facturer depuis des mois. On va poser tout ça à plat. Dans ce guide sur la TVA auto-entrepreneur, je t’explique simplement comment fonctionne la franchise en base de TVA, quels sont les seuils 2026 selon ton activité, ce qui se passe vraiment si tu les dépasses, et surtout comment piloter ce sujet sans qu’il te prenne la tête. Ce que tu dois retenir En micro-entreprise, tu ne factures pas la TVA tant que tu restes sous les seuils de la franchise en base : 37 500 € en services (majoré 41 250 €), 85 000 € en vente (majoré 93 500 €). La réforme du seuil unique à 25 000 € a été définitivement abandonnée, les seuils restent inchangés pour 2026. Dépasser le seuil de base te fait basculer dans la TVA au 1er janvier suivant, dépasser le seuil majoré te fait basculer dès le jour du dépassement. Les seuils de TVA ne sont pas les plafonds du statut micro : tu peux devenir redevable de la TVA tout en restant micro-entrepreneure. C’est le chiffre d’affaires encaissé qui compte, alors suis-le en continu et garde une marge de sécurité pour ne jamais te faire surprendre. La TVA auto entrepreneur, c’est quoi au juste ? La TVA, c’est la taxe sur la valeur ajoutée : celle que tu vois ajoutée sur à peu près toutes tes factures de la vie courante, du forfait téléphone à ton abonnement Canva. En temps normal, une entreprise la collecte auprès de ses clients, puis la reverse à l’État. Sauf que quand tu démarres en micro-entreprise, tu profites d’un régime spécial qui te dispense de tout ce mécanisme tant que ton activité reste sous un certain niveau. La franchise en base, ton régime par défaut au démarrage Ce régime porte un nom un peu administratif, mais tu vas le croiser partout, alors autant le maîtriser : la franchise en base. Concrètement, tant que tu en bénéficies, tu ne factures pas la TVA à tes clients, tu ne la collectes pas pour l’État, et tu n’as aucune déclaration de TVA à déposer. Tes prix sont exprimés hors taxes, et tu n’as pas cette taxe qui s’invite dans ta gestion. Plutôt confortable, surtout au lancement. 🚨 Il y a une contrepartie, et c’est honnête de te la dire tout de suite : en franchise, tu ne peux pas récupérer la TVA que tu paies, toi, sur tes propres achats professionnels. Quand tu achètes ton ordinateur, tes logiciels ou ta formation, tu payes le prix TTC comme tout le monde, sans pouvoir te faire rembourser la part de taxe. Pour la plupart des entrepreneures du web qui ont peu de dépenses, ça reste un bon deal. On y reviendra quand on parlera du moment où ça peut devenir intéressant de changer. Assujettie ou redevable : la nuance qui change tout Un petit point de vocabulaire qui va t’aider à comprendre tous les articles que tu liras ailleurs. Tu es ce qu’on appelle « assujettie » à la TVA dès la création, parce que ton activité entre dans le champ de cette taxe. Mais tant que tu restes en franchise, tu n’es pas redevable de la TVA : tu n’as concrètement rien à collecter ni à reverser. Assujettie mais pas redevable, voilà ta situation de départ. Garde cette nuance en tête, elle explique pourquoi tu peux changer de statut TVA sans pour autant quitter la micro-entreprise. Les seuils de TVA 2026 (et la réforme des 25 000 € qui t’a peut-être fait flipper) On attaque le morceau qui t’intéresse vraiment, parce que oui, c’est là que tout se joue. Le déclenchement de la TVA ne dépend pas de ton statut ni de ton humeur 🤣, il dépend de ton chiffre d’affaires HT encaissé, comparé à des seuils précis qui varient selon ce que tu vends. Pour 2026, voici les seuils de la franchise en base à retenir selon ton type d’activité : Type d’activité Seuil de base Seuil majoré Prestations de services (copywriting, design, coaching, gestion de réseaux sociaux, dev, consulting, formation en accompagnement) 37 500 € 41 250 € Vente de marchandises et hébergement (e-commerce, boutique de produits physiques, vente d’objets) 85 000 € 93 500 € Avocats, auteurs et artistes-interprètes 50 000 € 55 000 € La réforme du seuil unique à 25 000 € Maintenant, la fameuse réforme qui a fait paniquer la moitié d’Instagram 😬. Fin 2024, un projet est sorti pour instaurer un seuil unique à 25 000 € quelle que soit l’activité, ce qui aurait fait basculer des centaines de milliers de micro-entrepreneuses dans la TVA du jour au lendemain. Les réactions ont été telles que le gouvernement a suspendu la mesure plusieurs fois, avant de la remettre sur la table pour le budget 2026. Bonne nouvelle, et tu peux respirer un grand coup : la loi du 3 novembre 2025 a définitivement abrogé ce projet de seuil unique à 25 000 €. Les seuils de TVA restent donc inchangés en 2026, ceux que je viens de te donner. Ne pas confondre seuils de TVA et plafonds micro Et là, je vais éviter de te perdre dans une confusion classique, parce que c’est exactement le genre de mélange qui crée du flou financier et de l’évitement. Les seuils de TVA ne sont pas les mêmes que les plafonds du régime micro-entreprise. Ce sont deux choses distinctes, qui ont leurs propres montants. Pour 2026, suite à leur revalorisation, les plafonds qui te permettent de rester en micro-entreprise sont montés


