lmb-gestion.fr

Comment créer une épargne de sécurité pour ton entreprise 2

Comment créer une épargne de sécurité pour ton entreprise ?

Comment créer une épargne de sécurité pour ton entreprise ? Temps de lecture : 1 min 50 Instagram Linkedin Tu factures, ton activité tourne, ton compte pro n’est pas vide. Et pourtant, à la moindre facture qui tombe ou au moindre mois creux, ton ventre se serre. Tu te dis sûrement que le jour où tu gagneras plus, tu seras enfin tranquille. Je te rassure tout de suite : ce n’est presque jamais une question de chiffre d’affaires, c’est une question de réserve. Une épargne de sécurité, qu’on appelle aussi matelas de sécurité ou réserve de précaution, c’est l’argent que tu mets de côté pour encaisser un imprévu sans mettre ton entreprise (ni ton sommeil) en danger. Et la bonne nouvelle, c’est que tu peux commencer à la construire maintenant, même avec un petit CA, sans attendre de gagner davantage. On regarde ensemble comment faire, combien viser et où la garder 😉. Ce que tu dois retenir Ton épargne de sécurité protège ton entreprise d’un imprévu, elle n’a rien à voir avec ton niveau de chiffre d’affaires. Le bon montant se calcule sur tes dépenses, pas sur tes revenus : vise 3 à 6 mois de charges pour une activité stable, 6 à 12 mois si tes rentrées sont en dents de scie. Elle doit vivre sur un compte à part, jamais mélangée à l’argent qui fait tourner ton quotidien. Un petit virement à chaque facture encaissée la construit toute seule, sans que tu aies à y penser. Tu n’as pas besoin de gagner plus pour t’y mettre : la méthode pèse bien plus lourd que le montant de départ. C’est quoi une épargne de sécurité pour une entreprise (et ce que ce n’est pas) ? Quand on parle d’argent dans une entreprise, on mélange souvent 3 choses très différentes : la trésorerie de fonctionnement, la réserve de précaution, et la trésorerie excédentaire. Trésorerie de fonctionnement La première, c’est ta trésorerie de fonctionnement : l’argent dont ton activité a besoin pour tourner au jour le jour. Tes abonnements, tes prestataires, ta rémunération, tes provisions URSSAF et TVA. Cet argent doit rester disponible et bouger en permanence, c’est normal. C’est le fond de roulement dont tu as sûrement déjà entendu parler. Réserve de précaution La deuxième, c’est ta réserve de précaution, autrement dit ton épargne de sécurité. Elle ne sert à rien au quotidien. Elle dort tranquillement et n’existe que pour un seul moment : le jour où quelque chose déraille. Un client qui part, une mission annulée, un pépin de santé, un trou de trésorerie qui dure un peu trop. Trésorerie excédentaire La troisième, c’est ta trésorerie excédentaire : ce qui reste une fois que les deux premières sont pleines. C’est seulement cet argent-là qu’on peut chercher à faire travailler. 🚨 Et là, une précision qui a son importance : ton épargne de sécurité, ce n’est pas un “fonds de trésorerie” au sens produit financier (ces fonds monétaires type OPC/OPCVM que ta banque adore te proposer). Ça, c’est du placement, avec ses règles et son horizon. Ton matelas à toi, c’est de l’argent simple, sûr et disponible tout de suite. On ne cherche pas à le faire fructifier, on cherche à ce qu’il soit là quand tu en as besoin. Une dernière confusion à lever : ton épargne de sécurité, ce n’est pas non plus ton fonds de roulement. Le fonds de roulement, c’est ce qui te permet de payer tes charges en attendant que tes clients te règlent. Ta réserve, elle, ne se touche pas pour faire tourner la machine, elle attend le vrai coup dur. Pourquoi tu n’as pas besoin de gagner plus pour sécuriser ton entreprise ? C’est le piège dans lequel tombent presque toutes les entrepreneures que j’accompagne : croire que la sécurité viendra avec un plus gros chiffre d’affaires. Sauf que non. J’ai vu des femmes facturer 8 000 € par mois et vivre avec la boule au ventre, et d’autres à 2 500 € dormir sur leurs deux oreilles. Un gros CA sans réserve, c’est une belle façade posée sur du vide. Le mois où ça se passe bien, tu te sens riche. Le mois où un client saute, tu paniques. Tant que ton sentiment de sérénité financière dépend de la météo de tes ventes, tu resteras fragile, quel que soit ton niveau de facturation. L’épargne de sécurité inverse complètement la logique. Elle ne te demande pas de gagner plus, elle te demande de garder un peu de ce que tu gagnes déjà. Une entrepreneure qui met 8 % de côté à chaque facture depuis 6 mois est infiniment plus solide qu’une autre qui facture le double mais qui dépense tout. Poser ce mécanisme fait partie des vraies fondations, au même titre que poser les bonnes bases de ta gestion avant même de penser à tes tarifs. Bref, arrête d’attendre “le bon moment”. Le bon moment, c’est celui où tu décides que la sécurité se construit avec ce que tu as, pas avec ce que tu espères 💪. Combien mettre dans ton épargne de sécurité ? C’est LA question que tout le monde se pose. Je te donne les repères, puis la méthode pour trouver ton chiffre à toi. La règle des 3 à 6 mois de charges La Banque de France donne un repère simple : une épargne de précaution disponible et sans risque de perte, de l’ordre de 2 à 6 mois. Point important : on calcule sur tes charges fixes, pas sur tes revenus. Ce que ta réserve doit couvrir, c’est ce que tu dois payer même si plus rien ne rentre : ton loyer, ton alimentation, tes assurances, tes abonnements pro, tes échéances incompressibles. 3 mois, c’est le plancher pour une activité déjà installée et régulière. 6 mois, c’est plus confortable dès que ton chiffre d’affaires bouge un peu d’un mois sur l’autre. Le cas des revenus irréguliers Si tu es entrepreneure du web, il y a de fortes chances que tes rentrées soient en dents de scie. 5

Comment créer une épargne de sécurité pour ton entreprise ? Lire la suite »

Auto-entrepreneur : anticiper les périodes creuses sans mettre ta trésorerie en danger

Auto-entrepreneur : anticiper les périodes creuses sans mettre ta trésorerie en danger

Auto-entrepreneur : anticiper les périodes creuses sans mettre ta trésorerie en danger Temps de lecture : 2 min 20 Instagram Linkedin Il y a ces moments où, sans prévenir, les demandes se font rares, ton agenda se vide et cette petite voix revient : “et si les clients ne revenaient jamais ?”. Si tu es auto-entrepreneure, tu connais ces périodes où l’activité tourne au ralenti et où ton compte en banque te le fait vite sentir. Ça peut tomber l’été, en fin d’année ou à n’importe quel moment, selon ton métier et tes clients. Je te rassure : anticiper les périodes creuses n’a rien de sorcier. Avec un peu de méthode, tu sécurises ta trésorerie, tu lisses ton chiffre d’affaires sur l’année et tu traverses chaque baisse d’activité sans paniquer. Ce que tu dois retenir Une période creuse, c’est une période où tu as moins de clients et moins d’activité : l’été, les fêtes, certains trimestres. Ça se repère et ça s’anticipe. Le vrai risque, ce n’est pas le creux lui-même, c’est de ne pas l’avoir prévu dans tes chiffres. Ton meilleur allié, c’est un matelas de sécurité : de l’argent mis de côté pendant les gros mois pour tenir les mois calmes. Te verser une paie régulière (au lieu de dépenser tout ce qui rentre) change tout pour ta sérénité. Une fois le creux anticipé, tu peux même en faire un temps utile pour ton activité au lieu de le subir. C’est quoi une période creuse (et pourquoi la repérer change tout) ? Une période creuse est une période où ton activité ralentit : moins de demandes, moins de devis signés, moins d’argent qui rentre. Rien d’anormal, c’est le quotidien de toute entrepreneure du web. Le souci arrive seulement quand tu la subis sans l’avoir vue venir. La plupart des creux suivent une logique de saisonnalité. Regarde ton année de plus près, tu vas vite reconnaître tes propres cycles : L’été : tes clients lèvent le pied, partent en congés, repoussent leurs projets à la rentrée. Juillet et août sont souvent les mois les plus calmes. Les fêtes de fin d’année : entre mi-décembre et début janvier, tout le monde est en mode famille et bilan. Certaines périodes où tes clients construisent leurs budgets, hésitent à dépenser ou n’ont tout simplement plus de budget. Ton portefeuille clients et ton expérience vont affiner tout ça avec le temps. Plus tu connais ta cible, plus tu sais quand elle sera réceptive à tes offres, et quand elle sera aux abonnés absents. Note tes creux sur les 12 derniers mois : c’est la base de ton prévisionnel pour l’année qui vient. Combien te coûtent tes périodes creuses ? Repérer tes creux, c’est bien, mais il est important de savoir ce qu’ils te coûtent. Parce que tant que tu ne mets pas un chiffre dessus, ça reste une angoisse floue. Une fois chiffré, ça devient un truc que tu peux gérer. Pars de ton objectif de chiffre d’affaires annuel. Divise-le par ton nombre de jours réellement travaillés (en retirant week-ends, jours fériés, congés et jours de creux), et tu obtiens ton taux journalier moyen : le montant que tu dois facturer chaque jour travaillé pour atteindre ton objectif malgré les mois calmes. Cette donnée te sert à 3 choses : atteindre ton objectif annuel, compenser les jours non travaillés, et te dégager un vrai revenu net une fois toutes tes charges fixes payées (URSSAF, logiciels, assurance, abonnements). Une fois que tu sais combien un mois creux te fait perdre, tu sais aussi combien tu dois rattraper le reste de l’année. Et là, on passe à l’action. C’est de la gestion de trésorerie. Comment te constituer une trésorerie de précaution (ton matelas de sécurité) ? Voici le cœur du sujet. La meilleure façon de traverser un creux, c’est d’avoir mis de l’argent de côté pendant les périodes où le chiffre d’affaires est plus élevé. Ton épargne de précaution, c’est ton amortisseur : elle te permet de continuer à te payer même quand le CA fait grise mine. Combien mettre de côté ? Deux repères simples : Pendant tes gros mois, prélève 10 à 15 % de ce qui rentre et vire-le sur un compte séparé, dédié à ton entreprise. Tu ne le vois plus, tu ne le dépenses plus. Vise un matelas équivalent à 3 mois de tes charges et de ta rémunération. 3 mois, c’est déjà une vraie marge de sécurité qui te permet de respirer. 6 mois, c’est le grand confort. Le secret, c’est d’automatiser. Un virement programmé chaque début de mois vaut mieux que ta bonne volonté un soir de fatigue. Et si tu as choisi le versement libératoire, pense aussi à provisionner tes cotisations : tu peux vérifier les taux et les échéances directement sur le site officiel de l’URSSAF pour ne jamais être prise au dépourvu. Comment te verser un salaire régulier même quand le CA fait le yo-yo ? Le piège classique de l’auto-entrepreneure, c’est de vivre au rythme de son compte : gros mois, on se fait plaisir, mois à sec, on serre les dents. Sauf que ce yo-yo, c’est exactement ce qui nourrit ta charge mentale. La solution : se rémunérer avec une paie fixe. Tu regardes ce que ton activité te permet de sortir en moyenne sur l’année, une fois tes charges et ton épargne mises de côté, et tu te verses ce montant chaque mois, gros mois comme petit mois. Les périodes de forte activité alimentent le compte, les mois creux puisent dedans. Ton budget perso, lui, reste stable. C’est ce qui te fait passer du “combien j’ai sur le compte, là, maintenant ?” au “je sais ce que je gagne, point”. C’est probablement le geste qui change le plus la vie côté sérénité 💰. Et pour lisser encore plus, tu peux réfléchir à un peu de revenu passif : un ebook, une formation, un template que tu vends en automatique. Rien de magique, mais quelques ventes qui tombent pendant tes creux, ça

Auto-entrepreneur : anticiper les périodes creuses sans mettre ta trésorerie en danger Lire la suite »

Sécurité financière : pourquoi tu ne te sens jamais tranquille quand tu es entrepreneure (et comment changer ça) ?

Sécurité financière : pourquoi tu ne te sens jamais tranquille quand tu es entrepreneure (et comment changer ça) ?

Sécurité financière : pourquoi tu ne te sens jamais tranquille quand tu es entrepreneure (et comment changer ça) ? Temps de lecture : 3 min 50 Instagram Linkedin Tu factures, tu encaisses, ton compte pro n’est pas vide. Sur le papier, tout va bien. Et pourtant, tu n’arrives jamais à te sentir vraiment en sécurité financière. Il y a toujours ce petit truc qui gratte : une échéance URSSAF, une question fiscale repoussée, ou juste cette impression diffuse que tout pourrait s’effondrer du jour au lendemain. Si tu te reconnais là-dedans, tu n’es pas seule, et tu n’es pas « mauvaise en chiffres ». L’insécurité financière chez les entrepreneures n’est presque jamais une question de compétence, c’est une question de structure et de charge mentale accumulée sans jamais poser les bonnes bases.  Dans cet article, on regarde d’où vient vraiment ce sentiment, et surtout ce que tu peux mettre en place concrètement pour que ça change. Pas dans dix ans, mais dès maintenant. Ce que tu dois retenir L’insécurité financière chez les entrepreneures vient presque toujours d’un manque de structure, pas d’un manque de chiffre d’affaires. Connaître son seuil de rémunération minimum est la première étape, avant même de parler de tarifs ou d’offres. Anticiper l’URSSAF et la TVA évite la plupart des mauvaises surprises qui alimentent le stress financier. Une épargne de précaution séparée de la trésorerie professionnelle protège des coups durs sans paniquer. La sécurité financière se construit en quelques mois avec de la méthode, la stabilité financière se construit sur plusieurs années. Sécurité financière : de quoi parle-t-on exactement quand on est entrepreneure ? La sécurité financière, pour une salariée, c’est un cadre assez simple : un virement le même jour chaque mois, des cotisations prélevées automatiquement, un employeur qui gère la paperasse. Tu sais combien tu touches, tu sais quand, et une bonne partie du flou administratif ne te concerne pas. Quand tu deviens entrepreneure, ce cadre disparaît d’un coup. Personne ne calcule tes charges à ta place, personne ne te dit « attention, ce mois-ci tu dois provisionner pour ta TVA ». Tu es à la fois la salariée, la RH, la comptable et la dirigeante. Et ça change complètement la définition de la sécurité : ce n’est plus « avoir un contrat », c’est « avoir de la visibilité et du contrôle sur son argent, ses charges et son avenir ». Concrètement, être en sécurité financière quand tu es entrepreneure, ça veut dire trois choses :  tu sais combien il te faut pour vivre et tu te le verses vraiment,  tu sais ce que tu dois à l’État et tu l’as anticipé,  et tu as un matelas de sécurité pour encaisser un coup dur sans paniquer.  Si un seul de ces trois piliers manque, le sentiment de sécurité s’effondre, même quand le chiffre d’affaires est bon. Pourquoi tu ne te sens jamais en sécurité financière, même quand ton activité tourne ? C’est le paradoxe que je vois tout le temps chez mes clientes : un compte en banque qui se porte bien, et une boule au ventre dès qu’on parle d’argent.  Voici les vraies raisons derrière ça. Des revenus qui montent et qui descendent sans prévenir En entrepreneuriat, les revenus ne suivent pas une ligne droite. 4 000 € en janvier, 1 200 € en février, 6 000 € en mars. Cette irrégularité est normale, elle fait partie du jeu. Le problème, ce n’est pas la variation en soi, c’est de ne jamais l’avoir anticipée.  Sans lissage ni réserve, chaque mois creux devient une source d’angoisse, alors qu’il pourrait juste être… un mois creux, prévu et géré. Le flou total sur les charges, l’URSSAF et la TVA C’est sans doute la première cause d’insécurité financière chez les entrepreneures du web : ne pas savoir précisément combien on doit, ni quand. On encaisse une facture, on la dépense un peu vite, et trois mois plus tard, l’appel de cotisations tombe comme une mauvaise surprise.  Tu finis par vivre avec la peur permanente que « quelque chose te tombe dessus », parce que tu n’as jamais mis de chiffres clairs sur ces obligations. L’évitement, ou comment on préfère ne pas regarder Un grand nombre de mes clientes savent, au fond, qu’un truc ne va pas : une charge qui inquiète, une rémunération trop juste, un statut mal adapté. Mais entre le manque de clarté sur ce qu’il faudrait changer et la peur de se tromper, on repousse. On ne regarde plus son tableau de suivi, on fait l’autruche. Et cette charge mentale de « je devrais m’en occuper » pèse bien plus lourd, sur la durée, que le fait de s’y mettre vraiment. J’ai une cliente qui n’avait pas ouvert son tableau de suivi depuis huit mois. Elle savait que de l’argent rentrait et elle payait ses charges, mais entre les deux, c’était le flou total. Quand elle a demandé un prêt à sa banquière, elle n’a pas su la rassurer sur sa rentabilité réelle, et l’a obtenu difficilement. En regardant ses chiffres ensemble, on a découvert qu’ils étaient plutôt bons. Tout ce temps passé à éviter, à stresser, à repousser, pour une peur qui n’avait pas vraiment lieu d’être. C’est souvent ça, la réalité de l’insécurité financière : le monstre est bien moins grand qu’on l’imagine, mais tant qu’on ne le regarde pas en face, il continue de peser. Pas de vraie rémunération, juste ce qu’il reste Un grand nombre d’entrepreneures ne se rémunèrent pas, elles se servent de ce qui reste après avoir tout payé. Or sans montant fixe, impossible de savoir si tu gagnes ta vie ou si tu tiens uniquement parce que le mois a été bon.  Cette absence de salaire régulier est l’un des plus gros trous dans la raquette de la sécurité financière. Le deuil, jamais fait, de la sécurité du salariat Enfin, il y a une dimension plus intime : le déni ou le deuil non fait de la sécurité qu’offrait un poste salarié. On a choisi la liberté d’entreprendre, et c’est un choix qu’on assume, mais ça ne veut

Sécurité financière : pourquoi tu ne te sens jamais tranquille quand tu es entrepreneure (et comment changer ça) ? Lire la suite »